Au revoir Chaussette

Vingt ans…

C’est long 20 ans. Il y a 20 ans je commençais ma vie. Ma vraie vie d’adulte.

Il y a 20 ans, naissait mon petit bébé chat. Une très belle chatte, nommée Chaussette à cause de ses bas blancs.

Malheureusement, Chaussette est partie mardi dernier. Elle avait 20 ans. Elle battait des records, nous disaient-ils. Mais j’aurais bien voulu qu’elle reste encore un peu. J’aurais voulu qu’elle reste avec nous pour toujours.

J’ai tellement vécu d’émotions avec elle. Du bonheur comme de la tristesse. Elle était toujours près de moi. Collée comme un chat de poche.

Un grand vide maintenant. Dans la maison, dans mon ventre, dans mon coeur… J’ai l’impression qu’elle était dans ma vie depuis toujours. Je ne faisais rien sans penser à mon petit bébé plein de poils.

La douleur est grande. Je pleure encore. J’ai l’impression que je ne me rétablirai jamais complètement de son départ. Elle faisait tellement partie de ma vie, de moi, que je crois que je ne ne serai plus jamais tout à fait le même.

Chaussette
20 septembre 1995 – 24 novembre 2015

 

Le malheur fait de meilleurs chansons

Je me suis mis à relire mon blog. Je cherchais de l’inspiration pour autre chose. Pour un autre projet. J’ai trippé de relire mon passé. C’est comme de vielles photos de son enfance que l’on regarde avec des biscuits Oréo et un verre de lait.

Je suis déçu de ne plus écrire. De n’avoir rien à raconter. La vie de couple, c’est plate. Y a rien à écrire. Y a rien qui mérite d’être lu. Le malheur fait de meilleurs chansons. Mon blog c’était mon exutoire. Mon oreille. Ma confidente. Parce que, oui, mon blog est une femme. Plus j’écrivais, plus c’était l’oreille qui me manquait. La douce écoute dont j’ai tellement besoin. Toujours rassurante. Toujours présente.

En couple, l’oreille je l’avais et je l’ai encore. C’est surement le pourquoi de mon silence ici. Mon besoin est comblé (ou presque… mais ça c’est une autre histoire).

J’aimais ça écrire. Mais surtout être lu.

Noël triste

En fin de semaine, j’ai fait mon arbre de Noël. J’aime beaucoup décorer le sapin. Ça me remet dans l’esprit des fêtes.

Mais depuis quelques années, ça me rend triste aussi. À chaque début décembre, je descends au sous-sol pour dépoussiérer le sapin et ses boules. À travers tout ça, je trouve aussi tout plein de beaux souvenirs. Tout plein de décorations que je n’installe plus. Tout plein de décorations que mon amoureuse d’antan installait. Elle qui le faisait avec un bonheur d’enfant. À chaque année, elle trouvait toujours une nouvelle façon d’égayer la maison. Elle rendait Noël heureux.

Et voilà donc que j’ai encore ressenti cette tristesse en fin de semaine. J’ai senti la déprime m’envahir. Je n’avais plus autant envie de décorer. Tous ces souvenirs qui seront impossible à reproduire. Impossible à revivre.

Plus d’espoir

J’ai perdu espoir. Je ne crois plus que je trouverai la femme de ma vie. Après quelques années de recherche, je me rends compte que je n’y arriverai pas. Toutes les femmes que j’ai rencontré avaient quelque chose qui m’intéressait, mais elles avaient toutes quelque chose qui ne m’intéressait pas.

Une belle qui n’était pas intelligente.
Une gentille qui n’était pas belle.
Une sexy qui n’était pas sympathique.
Une amusante qui n’était pas gentille.

Je dois faire des compromis sur des choses importantes. J’ai peur que ça me mène à des échecs chroniques.

L’illusion

C’est connu, je reste souvent accroché sur mes vielles relations. J’ai de la difficulté à laisser aller et poursuivre ma route. C’est un problème sur lequel je travaille à comprendre et à régler.

En ce moment par exemple. Je sors d’une relation que je savais impossible depuis le début. Ok, peut-être pas depuis le début. Au début, j’étais super excité car elle était tout ce que je recherchais chez une fille. Ça, c’était avant de la connaître. Chaque jour passé avec elle me faisait voir notre incompatibilité. J’ai étiré le plus possible pour essayer que ça marche. Mais rien à faire .

Maintenant que c’est terminé, je ne pense qu’à elle. Je sais qu’on avait aucune chance de réussite. Mais l’idéal que je cherchais me reste collé. L’illusion de la relation parfaite perdue me reste en tête et me retient.

Slow

En gros, c’est l’été et je fréquente une fille. Rien d’autre à raconter ces temps-ci.

Pas de choix

Le choix s’est imposé de lui même. Je n’avais plus envie de revoir les autres. Déjà, la veille de ma rencontre avec « Sp », j’avais feint une douleur au ventre pour me sortir d’une deuxième date avec « Dk ». Je savais qu’elle ne m’intéressait pas vraiment. Je lui ai donc écrit mes intentions dans les jours qui ont suivi.

J’avais aussi « Ba » que je voyais encore. J’avais une sortie de prévue avec elle le vendredi suivant. Dans la semaine, elle m’a appelé pour vérifier si je voulais vraiment y aller. Une question de réservation mal comprise à notre destination risquait d’être problématique et elle ne semblait pas très enthousiaste à l’idée de régler le problème. J’ai pris cette occasion pour lui expliquer ma nouvelle position.

Et voilà, c’était fait. Juste une sur ma liste.

Et si on se donnait une deuxième chance

J’ai donc rencontré « Sp » dans un petit resto trop cher de Montréal. Elle était là avant moi. La timidité s’est estompée après quelques minutes. Comme si on se connaissait depuis longtemps. C’était tout comme. On s’était rencontré quelques mois auparavant, mais plus vu depuis. Comme de vieux amis qui se retrouvent après quelques années. La bouffe était bonne. La conversation coulait.

Après le souper, nous sommes allé danser. Elle aime danser. Elle aime la vielle musique. Mais il y a quelque chose qui me dérange. J’ai un gros complexe d’infériorité avec elle. Elle est très jolie et je ne me sens pas à la hauteur. Surtout que son dernier copain était « s’a coche » comme on dit. Sur la piste de danse, tous les gars la regarde. Elle se fait aborder à quelques reprises aussi. Mais j’ai beaucoup aimé son attitude envers moi. Elle n’en avait que pour moi. J’étais le seul qui importait pour elle. Elle ignorait les autres et se consacrait à moi. Normal, vous allez dire? Peut-être. Mais à ce moment, c’est ce que j’avais le plus besoin.

Nous avons fini la soirée dans son lit… sur les couvertures, tout habillé. L’intensité était très grande. Presque incontrôlable. Mais on a décidé d’en garder pour la prochaine fois.